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Club Les 2 Sources : pièce de théâtre "braises"


Braises

Pièce de théatre autour du sujet brûlant des mariages mixtes,du respect des traditions et de la violence des mariages forcés d’une part et le désir d’émancipation d’autre part.

Au centre du plateau, un canapé sur lequel est assise une femme d'un certain âge : la mère (magnifique Aïni Iften). Elle attend ses filles Leila et Neima (Leila Anis et Manon Allouch), en commentant les événements de la cité... La cadette est sur le point de se marier selon la tradition. L'aînée, en revanche, s'en est totalement émancipée... Lycéenne, elle revendique son choix amoureux et veut partir... Ces retrouvailles familiales deviennent très vite le point de départ d'un long débat passionné et passionnant. Là vont se révéler toutes les contradictions, les conflits et les non dits d'une famille écartelée entre générations prises en étau entre leur culture traditionnelle – et le machisme qui la caractérise mais qui n'est présent ici qu'en coulisse - et la nécessité de s'intégrer à la civilisation occidentale.

« Véritable bijou théâtral, c’est avec une grande justesse que ‘Braises’ se saisit de la question très contemporaine de l’identité. On n’en ressort pas indemnes » (Source : Festival d'Avignon 2015 - http://www.ruedutheatre.eu/article/3030/braises/)

Actions dans les écoles

Les bénéfices serviront à organiser des actions, en lien avec le thème de la pièce :

  • Ateliers philo échelonnés du 20/02 au 24/02 au Collège Saint Hubert à Eghezée :
    • invitation des élèves des deux dernières années d’humanités et de leurs professeurs à voir la pièce et à en discuter lors de certains cours,
    • organisation de rencontres-ateliers avec un philosophe, en petits groupes, pour aborder ces thèmes:
      • qu'est-ce que  l’amour ? l’engagement,la fidélité?
      • Quel est notre modèle de société?Au niveau humain, relationnel, amoureux , sexuel?
  • Conférence le 29/03 à 10h30 au centre culturel d’Eghezée : conférence co-animée par le chanoine Delhez et le sexologue Armand Lequeux sur leur vision respective ,leur regard sur l’évolution des moeurs,sur les dangers et dérives de la consommation du “sexe”,sur les perspectives d’une humanité à vivre ... bien

Catherine Verlaguet, jeune auteure contemporaine vivante (que vous avez pu connaître pour son adaptation du roman "Oh, boy !" de Marie-Aude Murail, création qui a reçu le Molière du spectacle jeune public en 2010) s’empare dans "Braises" du conflit intergénérationnel et interculturel que rencontrent aujourd’hui nombre de jeunes filles d’origine maghrébine, nées en France, qui y vivent et y évoluent, tiraillées entre le respect des traditions régies par les hommes (et les femmes) de la famille, et leur propres interrogations sur les discours modernes d’intégration sociale, de droits de l’homme, de droits de la femme, de liberté individuelles dont les inonde la société dite moderne. Sujet donc, très intéressant et actuel.

Leïla, une jeune femme tout juste majeure, née en France de parents maghrébins, s’apprête à se marier. Elle se regarde dans le miroir. Elle est habillée en blanc, probablement pour traduire le signe d’une certaine intégration culturelle. Sur le plateau, un canapé. La mère de Leïla y est assise avec un air que je dirais hagard. Une tapisserie orientale couvre l’intégralité du fond de scène, nous sommes dans un salon en France, probablement dans une famille issue de la première génération d’immigrants maghrébins. C’est un jour excitant, heureux pour la jeune femme. Pourtant un malaise se fait sentir. Le public comprend qu’il existe quelque part une deuxième fille. Dans son échange avec sa mère, Leïla dévoile peu à peu que Neïma, jadis amoureuse de Jérémy, a dû fuir sa famille.

Dans son habile mise en scène Philippe Boronad s’appuie sur des échanges rétrospectifs et "humano-socio-existencio-culturels" entre les 2 sœurs et l’on découvre peu à peu les circonstances du poids du passé et des traditions, ainsi que l’origine de la fracture entre ces deux filles qui s’aiment et se respectent pourtant toujours. Toutes deux sont confrontées aux mêmes interrogations, à la même réalité d’intégration difficile, tant dans la société moderne, qu’au sein de leur famille fondamentalement attachée au respect des traditions.

Manon Allouch incarne avec justesse le personnage de Neïma - jeune femme affranchie, en jean et tee-shirt rouge -, amoureuse, libertaire innocente, prête aux premiers émois avec Jérémy. On sent à travers son jeu le fameux "goût sucré de la liberté". Elle interprète le même regard que les autres jeunes filles de son âge sur la société qui l’entoure, et fait parfaitement ressentir le déni violent de sa famille. Sa situation de victime la prédispose au piédestal (ce qui n’était peut-être pas l’intention de l’auteure).

Sur le canapé, Aïni Iften joue une mère vénielle perdue entre ces 2 univers, à la fois résignée à laisser faire les hommes, et malgré tout repliée sur ses croyances et son histoire. Ses décisions de vie en France n’intègrent pas la liberté de la femme. « Comment fais-tu maman pour faire cohabiter ces 2 mondes ? »

Leïla Anis, plus jeune pour de vrai mais aussi dans la pièce, traverse son jeu initiatique avec plus d’ignorance que sa partenaire, comme pudibonde, naïve et soumise à la fois. C’est la petite fille qui fait comme lui dit sa mère. Son rôle exige une certaine candeur, un certain manque d’expérience, une obéissance et une résignation qu’elle traduit sur scène (ou pour de vrai, du coup, je n’ai pas su). Son personnage est plus chaste, plus en quête de paix vis-à-vis de la famille ce qui contraint sûrement la comédienne.

Catherine Verlaguet est plutôt connue pour interroger et éveiller le débat, que pour enfoncer des portes ouvertes. Ce qui l’intéresse c’est de créer du lien, du questionnement, de la polémique. Leïla aura-t-elle d’autres choix que de construire sa vie sur les ruines et le déshonneur qu’a laissés Neïma ? Ou devra-t-elle s’émanciper pour fuir le sort - parfois mortel - que promet le carcan familial ? La mise en scène traduit aussi très bien cette volonté de perspective. Pour Philippe Boronad, "l’exploration menée a vocation à renouer le lien profond entre les êtres, quelle que soit leur appartenance". (Extrait du site internet de la Cie Artefact).

Source : http://vivantmag.over-blog.com/2015/07/braises.html




Date: 18-02-2017
à: 20:00
Lieu: , Centre culturel L’Ecrin d’Eghezée.
Contact: DEVILLERS Marie-louise
Téléphone de contact:
Adresse E-mail de contact: pd.les2sources@soroptimist.be

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