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34 tentatives de mariage forcé dans notre région !


Journal La Province - 25-11-2016


http://www.laprovince.be/1703702/article/2016-10-25/mons-borinage-plus-de-34-tentatives-de-mariages-forces-en-5-ans

 

Mons-Borinage: plus de 34 tentatives de mariages forcés en 5 ans

A.U.

L’association « Violences et mariages forcés » vient en aide aux personnes qui sont victimes de violences liées à l’honneur. En effet, dans certaines familles patriarcales, il est d’usage de marier ses enfants une fois qu’ils ont atteint les 18 ans. S’ils refusent, la famille va user de pressions psychologiques et même physiques... En 5 ans, l’association est venue en aide à 34 personnes dans la région de Mons-Borinage.


Michelle Waelput (PS) et Régine Wauquier (MR) s’associent pour la bonne cause.

E.G.

Michelle Waelput (PS) et Régine Wauquier (MR) s’associent pour la bonne cause.

Les mariages forcés ne sont pas l’apanage des pays sous-développés. Les traditions sont parfois bien ancrées dans certaines familles patriarcales de la région. Comme celle de marier ses enfants une fois qu’ils ont atteint la majorité. «  Quand ils consentent à cette union, on appelle ça un mariage arrangé. Mais quand ils se rebellent, ils s’agit d’un mariage forcé. En 5 ans, nous avons aidé 34 personnes qui ont failli être mariées de force ou bien été victime de violences liées à l’honneur  », explique Michelle Waelput, la présidente de l’ASBL.

Les principales victimes : des jeunes femmes, encore aux études. «  Ce sont des personnes qui ont la nationalité belge ou une double nationalité. Les origines sont variées : Algérie, Sicile, Pakistan, Serbie, Chine... On a recensé 14 nationalités différentes parmi les gens qu’on a aidé. Ce sont principalement des femmes, entre 19 et 25 ans. Mais nous avons aussi aidé deux hommes, l’un qui venait de faire son coming out et l’autre qui fréquentait une jeune femme qui n’était pas issue de sa communauté  ».

La problématique n’est pas seulement le mariage forcé, mais aussi toutes les violences liées à l’honneur. «  C’est lié à des comportements qui contrecarrent le code d’honneur. Tomber enceinte, s’habiller trop à l’occidentale, vouloir divorcer... Par exemple, on a eu le cas d’une étudiante qui a été abordée par un jeune homme en rue, elle lui a répondu. Son petit frère, derrière elle, a tout vu. Il l’a tabassée une fois rentrée chez elle. Elle a été 3 semaines à l’hôpital. La famille a caché la raison des coups  »

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